Le remède à ta souffrance ?

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit sur ce blogue. L’inspiration était ailleurs et le temps, toujours mis sur autre chose.

Est-ce un nouveau départ ? Non, puisqu’il n’y a jamais eu de fin. Le couloir du temps est  un vaste et simple moment présent. Hier et demain ne sont qu’une projection d’aujourd’hui, la fusion d’un même instant.

C’est bien beau tout ça, mais nos vies sont régies par le cadran me direz-vous. Oui, vous avez raison. Nous n’échappons pas à nos impératifs d’homme et de femmes, mais nous pouvons alléger tout cela, enlever le superflu. De petits ménages aux grands coups de balai, notre vie  ne sera que plus légère et la libération, plus accessible.

Comme je l’ai déjà écrit précédemment, nous sommes notre plus grand geôlier. Nous sommes les uniques détenteurs du grand trousseau de clés qui est en mesure d’ouvrir les nombreuses petites cellules qui, telles des poupées russes, ont été emboîtées tout au long de notre vie dans un seul et unique but ; celui de nous épurer, de nous libérer.

Libérer de quoi ?

De nous-mêmes, de nos illusions et des archétypes que nous avons inventés dans l’unique but de nous ressentir, de nous connaître.

Pourquoi ?

Pour plonger en nous.

Pour nous emmener à nous-mêmes.

Pour répondre à cette grande question : QUI ES-TU ?

Il y a eu une époque dans ma vie, il y a de cela environ 15 ans, où j’ai vécu une grande souffrance, une peine qui m’a été lourde à porter et qui m’a rongé. Lorsque j’en ai eu assez de longer les murs à petits pas, vautré dans ma petite misère qui, à ce moment, était une vaste montagne, j’ai détourné le regard un bref instant. Au lieu de me replonger dans mes larmes, j’ai regardé ce qui me faisait souffrir. Était-ce une peine due à cette femme qui m’avait quitté, ou était-ce autre chose ? Quelles cordes vibraient et me faisaient souffrir ? Vers où me mènerait-elle si je décidais de me laisser guider vers leurs invisibles points d’ancrage au tréfonds de mon être ?

Pour le savoir, j’ai dû plongé en toute honnêteté en moi.

Pour cesser de souffrir, il est impératif de mettre de côté nos petits jeux de manipulations, les demi-vérités, la peur de ne pas être à la hauteur, la crainte d’être jugé. N’oubliez pas, nous sommes notre plus grand geôlier, alors oui, nous  mentons à nous-mêmes ! Nous inventons un personnage et masquons ce qui nous apparaît être des faiblesses.

Dès que j’ai eu passé ce contrat de vérité avec moi-même, j’ai pris un cahier et je me suis mis à écrire ce qui me faisait souffrir. Au début, les paragraphes étaient grossiers, virulents, intenses. Les mots étaient durs et la responsabilité de ma souffrance ; aux autres.

Quand j’en ai eu terminé de vomir ma douleur à grands traits, j’ai senti un soulagement.

Voilà qui était dit, écrit, expulsé.

La guérison de mon être venait de commencer, car la souffrance qui me tenaillait, je venais de conscientiser que j’en étais l’unique créateur.

« Ne cherche pas de secours auprès d’un autre que toi-même. Le remède de ta blessure est cette blessure elle-même. »
Kjalâl-od-Dîn Rûmî

Suggestion de lecture : Le pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle dont la moelle de certaines pages m’avait été d’une aide précieuse.

Source de l’image : paulbence

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