Shakespeare a dit :
Je me sens toujours heureux, vous savez pourquoi?
Parce que je n’attends rien de personne… Les attentes font toujours mal, la vie est courte…
Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez vous :
Avant de parler, écoutez…
Avant d’écrire, réfléchissez…
Avant de prier, pardonnez…
Avant de blesser, considérez l’autre…
Avant de détester, aimez…
Et avant de mourir, Vivez !
Je vis pour être le message que j’aspire à entendre.
J’aspire à être le chemin que je recherche.
J’ai besoin de refléter la lumière que je veux voir.
- Michael Bernard Beckwidh
À quoi reconnaît-on un Maître? Tout simplement à son silence…
Le perroquet spirituel ne fait que répéter et mimer ce qu’il a lu et vu, mais cela ne vibre pas en lui, cela n’est pas lui. Au-delà des mots, au-delà des gestes se trouve le grand vide du perroquet spirituel. Sa motivation est lui-même et sa quête, votre abonnement à sa science.
Illusion.
À l’ère du capitalisme, la spiritualité est une marchandise, une mode où la sagesse ne se cultive pas, mais s’achète au vendeur du coin, au gourou du moment. La recette prisée est celle du tout compris, du clé en main.
À quoi reconnaît-on un Maître?
Tout simplement à son silence…
Devant votre souffrance, le maître se tait.
Devant votre suffisance, le maître se tait.
Devant vos joies, le maître se tait.
Devant votre rébellion, le maître se tait.
Devant votre désarroi, le maître se tait.
Devant vos nombreuses requêtes en sagesse, le maître se tait.
Devant vos calomnies, le maître se tait.
Et devant votre silence, le maître s’exclame!
Les mots sont notre plus grande liberté.
On les dit, on les chante, on les écrit, on les murmure, on les pleure, on les enterre, on les entrechoque, on les vomit, on les espère, on les rêve, on les domine, on les partage, on les tait.
Parfois les mots se perdent ou tombe dans l’oreille d’un sourd, mais jamais ils ne sont oubliés. On peut nous enlever la vie, mais jamais les mots de la bouche.
CHANGE YOUR WORDS. CHANGE YOUR WOLRD.
»Je crois que l’humour est le plus haut niveau de spiritualité. Quand on a tout compris, on rit. » – Bernard Werber
L’humain pleinement réalisé aura un grand éclat de rire lorsqu’il aura franchi les dernières marches de son évololution spirituelle.
Tous les jeux de rôles qu’il aura endossés le feront rire.
Tous les maux qu’il aura endurés le feront rire.
Tous ses attachements, qu’ils soient relationnels ou matériels, le feront rire.
L’humain pleinement réalisé dans son équilibre intérieur, se figera dans un sourire pour l’éternité et contemplera de ses yeux rieurs, une humanité engluée dans un semblant de sérieux. L’humour est sa clé, l’autodérision son salut.
Fred Pellerin est un excellent conteur, mais il sait également rendre l’âme d’une chanson.
Voici au commencement du monde, une chanson qu’il interprète et qui me laisse sans mots.
On est au commencement du monde
Le rideau s’ouvre sur la terre
L’aube se lève, la rosée tombe
Comme au théâtre, il faut se taire
On est au commencement du monde
Mais y a du sang dans les lilas
Déjà les hommes et les colombes
Ne s’embrassent plus comme autrefois
On est au commencement du monde
On rêve comment, on rêve à quoi
L’enfance est tellement vagabonde
Tellement qu’elle ne se souvient pas
On est au commencement du monde
La peur au ventre et les mains vides
La liberté jusqu’à la honte
De l’innocence aux dernières rides
On est au commencement du monde
A la fois heureux et en colère
Le geste mou, le poing qui gronde
C’est un départ, comme une autre bière
On est au commencement du monde
Sur une terre abandonnée
Nos idéaux sont sans royaume
Tous les soldats ont déserté
Mais si on prenait nos bagages
Et qu’on entrait dans ses souliers
Le coeur se saurait en voyage
Et la raison sous les peupliers
Alors la mer ou la montagne
Ou peu importe l’horizon
Les artisans sont mélomanes
Et chantent aux parfums des moissons
On est au commencement du monde
Dans les guenilles et des « peut-être »
Le corps plié jusqu’à se rompre
Comme un enfant qui vient de naître
On est au commencement du monde
Il y a les mots et la manière
Parfois la vérité se trompe
Entre la paix et puis la guerre
On est au commencement du monde
C’est l’âge idiot, c’est l’âge ingrat
On est au commencement du monde
Il faut nettoyer les lilas
Un symbole ne transmet pas un message précis, il agit comme un miroir qui reflète le niveau de conscience du chercheur. Il n’y a pas, en soi, de textes sacrés ; le caractère sacré, c’est le lecteur qui le donne. La vérité n’est pas dans un livre, mais dans l’esprit de celui qui, s’appuyant sur le symbole, découvre dans les profondeurs de son être ce mystère essentiel qui est son vrai maître. – Alexandro Jodorowsky
De l’intérieur, vers l’extérieur…
Il n’y pas de vérités précises, de voie unique et de sentier étroit à suivre vers l’illumination de l’Être. Il n’y a surtout pas de recette magique, un code à respecter à la lettre telle une dicté divine où, mots à mots, nous serons notés et récompensés.
Non, cela n’existe pas, cela n’est pas et cela est un non-sens, une illusion qui nous détourne du réel pouvoir créateur que nous avons et que nous sommes.
Par pouvoir créateur, j’entends par là une totale prise en charge de notre être et que tout part de soi. Que tout ce qui vibre en nous après un évènement, une lecture, un dire, une chanson n’a pas une genèse extérieure à soi, mais bien à l’intérieur. Tout part de soi!
Comme le dit si bien Alexandro :
La vérité n’est pas dans un livre, mais dans l’esprit de celui qui, s’appuyant sur le symbole, découvre dans les profondeurs de son être ce mystère essentiel qui est son vrai maître.
Alors, il ne sert à rien d’essayer de mimer la vie d’autrui dans l’espoir d’en arriver aux mêmes fins. Nous prenons connaissance que d’une partie de l’équation et souvent nous nous perdons à essayer d’être autre que ce que nous sommes. Nous faisons porter la responsabilité de nos douleurs, de nos colères, de nos frustrations sur autrui. C’est la faute de l’un si j’ai mal, si je suis en colère et c’est la faute de l’autre si je suis heureux, en amour.
C’est la faute de personne. La seule faute qu’il y a est celle de se déresponsabiliser et de vouloir encore être pris en charge de manière inconsciente et de faire porter à autrui le chapeau de nos états intérieurs qu’ils soient lourds ou légers.
Si vous savez reconnaître la beauté d’un paysage, c’est parce qu’elle est en vous. Vous ne pouvez pas reconnaître la beauté à l’extérieur, si elle n’est pas en vous. – Saint-Germain
Pour découvrir toute la beauté de l’Univers, il ne faut pas fuir dans les étoiles, mais bien plonger dans les profondeurs de notre Être.
Actuellement je fais la lecture de Mu Le maître et les magiciennes, un livre d’Alexandro Jodorowsky, un auteur inspiré, inspirant et au parcours atypique, puissant et passionnant.
Comme souvent d’ailleurs, cette lecture tombait à point, car je méditais depuis un temps sur qui je suis, comment je suis et qui j’incarne en ce monde.
Pour moi il m’apparaît que tout est un jeu, une grande pièce de théâtre où nous nous déguisons de problème en joie, de désire en pulsion, de rêve en remord et où nos costumes sont sans limites et le jeu, sans fin.
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À cette question, une belle image (cliquez pour agrandir):
Le fil d’une vie tient aux seules réponses que l’on donne à cette question. Tout tourne autour du bonheur, tout en découle.
C’est la meilleure des questions à se poser à chaque instant. Le bonheur est un phare, notre repère pour mieux nous situer dans cette vie qui est nôtre.
Cette balise, est notre plus précieux atout pour mieux nous situer, car elle est la couleur même de notre état qui découle de nos choix.
Notre degré de bonheur est le reflet d’où nous nous situons.
Et un jour, chevauchant notre destiné, nous nous rendrons compte que le bonheur est une illusion, qu’il n’existe pas, qu’il n’est qu’une conception aussi tangible que la brume. Nous serons abasourdis, terrassés par cette découverte…
Tout ce temps, à courir et à cherchez ce qui n’existe pas.
Tout cela pourquoi?
Tout simplement pour ÊTRE.
Il n’y a pas à être, car JE SUIS.
Voici une belle publicité dont le message va plus loin que le premier degré qui nous est présenté.
Magnifique!
J’aime!
J’adore!
BRAVO!!
La question est posée!
Où est Dieu dans cette vidéo?
Pourtant, il y est bel et bien. Le voyez-vous? Qu’en pensez-vous? Je vous écoute…
Voici un article s’y rapportant sur Radio-Canada que je vous invite à lire avant de visionner la vidéo.
Également, portez attention aux échanges entre des soldats.
Cela fait des semaines que je regarde mon blog et que je me demande quoi écrire.
Rien n’aboutit sur papier ou sur la Toile.
Mes méditations sont aussi vides que mes écrits, non pas qu’il n’y a plus de sens, mais que justement, le sens a changé.
Il y une sorte de réalignement, de repositionnement profond et majeur qui s’opère depuis un bon moment et qui arrive à un autre tournant…
Auparavant, je m’astreignais à différent code de conduite, de prière, méditation, rituel enseigné et créé par mes soins et tout cela dans un seul et unique but; contacter Dieu.
Contactée est une faible expression… La bonne serait communier!
Communier avec cette essence, la chercher dans le but de la faire vibrer en moi tel le premier souffle du nouveau-né.
Beaucoup d’énergie dépensée à remettre sans cesse une partie de ma vie sur le métier, et ce, pour toujours arriver avec le même constat. Une trouvaille qui m’apparaissait dénuée de sens, de pertinence, mais qui, sans cesse, revenait même si elle était repoussée.
Cette chose, cette sublime chose à su, par son insistance, son amour, sa lumière, faire son chemin jusqu’à moi.
Qu’ai-je trouvé?
MOI.
« Je cherchais Dieu et je n’ai trouvé que moi-même, je me suis cherché moi-même et j’ai trouvé Dieu. » – A. Asahia
La quête de Dieu est une quête perdue d’avance, car comment chercher ce que nous sommes déjà?
La quête spirituelle est un long voyage qui durera aussi longtemps que la croyance en une quête perdurera.
Le défi est de tout simplement être qui nous sommes ici et maintenant, et ce, au-delà de l’identification du mental, ce petit coquin qui adore les jeux de rôles.
Il suffit de cesser de jouer et d’être libre!
Libre de toute contrainte que nous nous imposons, créons et manifestons pour mieux nous ressentir
La magie est qu’il n’y pas de sens et que TOUT est sens! Qu’il n’y pas de vérité et que TOUT est vérité.
Quand Dieu Est, vous n’êtes plus – Maître Eckhart
Aimer, c’est mourir sans fin à soi même.
Récemment j’ai découvert, par hasard, le livre La clé des grands Mystères de Eliphas LEVI, un ouvrage datant de 1859. Je vous partage ici un paragraphe que je trouve de grandes éloquences et qui parle de la liberté de l’Homme, celle qui lui permet de renaître une seconde fois et de s’affranchir.
Comme il n’y a de liberté pour l’homme que, dans l’ordre qui résulte du vrai et du bien, on peut dire que la conquête de la liberté est le grand travail de l’âme humaine. L’homme, en s’affranchissant des mauvaises passions et de leur servitude, se crée en quelque sorte une seconde fois lui-même. La nature l’avait fait vivant et souffrant; il se fait heureux et immortel : il devient ainsi le représentant de la divinité sur la terre et en exerce relativement la toute-puissance. – Eliphas LEVI
Voici 22 axiomes tirés du même volume. Bonne lecture.
AXIOME I.
Rien ne résiste à la volonté de l’homme, lorsqu’il sait le vrai et veut le bien.
AXIOME II.
Vouloir le mal, c’est vouloir la mort. Une volonté perverse est un commencement de suicide.
AXIOME III.
Vouloir le bien avec violence, c’est vouloir le mal; car la violence produit le désordre, et le désordre produit le mal.
AXIOME IV.
On peut et l’on doit accepter le mal comme moyen du bien ; mais il ne faut jamais ni le vouloir ni le faire, autrement on détruirait d’une main ce qu’on édifie de l’autre. La bonne foi ne justifie jamais les mauvais moyens ; elle les corrige lorsqu’on les subit, et les condamne lorsqu’on les prend.
AXIOME V.
Pour avoir droit de posséder toujours, il faut vouloir patiemment et longtemps.
AXIOME VI.
Passer sa vie à vouloir ce qu’il est impossible de posséder toujours, c’est abdiquer la vie et accepter l’éternité de la mort.
AXIOME VII.
Plus la volonté surmonte d’obstacles, plus elle est forte. C’est pour cela que le Cbrist a glorifié la pauvreté et la douleur.
AXIOME VIII.
Lorsque la volonté est vouée à l’absurde, elle est réprouvée par l’éternelle raison.
AXIOME IX.
La volonté de l’homme juste, c’est la volonté de Dieu même, et c’est la loi de la nature.
AXIOME X.
C’est par la volonté que l’intelligence voit. Si la volonté est saine, la vue est juste. Dieu a dit : Que la lumière soit! et la lumière est; la volonté dit : Que le monde soit comme je veux le voir ! et l’intelligence le voit comme la volonté a voulu. C’est ce que signifie le mot ainsi soit-il, qui confirme les actes de foi.
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Convaincu que sans moi
Dieu ne peut vivre;
Que s’il me fallait mourir,
Il succomberait par moi.
Je suis comme Dieu est, grand,
Et Il est à mon image, petit;
Il ne peut me regarder de haut,
Je ne puis être sous son regard, soumis.
En moi Dieu est flammes
Comme en Lui je suis;
Notre existence est commune,
Sans moi, sans Lui, cesse la vie.
Pour moi Il est homme et Dieu,
Et à ses yeux je le suis aussi;
J’étanche sa soif de mon mieux,
Il vient à moi et toujours me nourrit.
Dieu est ce qu’Il est,
Moi, celui qu’il me faut être;
Et si vous rencontrez l’un de nous,
En vérité, vous nous connaîtrez, Lui et moi.
Je suis la vigne qu’Il a mise en terre,
Qu’Il chérit par-dessus tout;
Et le fruit mûrissant sur mes branches
Est Dieu le Saint-Esprit.
- Johannes Scheffler
